
Un mystère bien connu, un paradoxe bien sensé.
La trance inconstante de ma plume affolée,
Je vois la beauté dans l’insupportable laideur,
Et le sacré dans les orgies révoltantes de l’antique Éphèse.
Je perçois Dieu dans l’illusion scénique de Satan,
J’entrevois l’ange dans la vie tumultueuse de l’archi-démon de l’antique Shéol.
Je suis riche sans or, pauvre en mon palais de solitude,
Je cherche avec les mains ce qui, sous la clarté du soleil, se trouve dans l’ombre.
Aveugle, je scrute l’obscurité pour y trouver l’indiscernable,
Je prie, fervent et clément, un Dieu omniprésent et insaisissable.
Je pose une question dont la réponse attend ma dernière transe.
Ma vie est un paradoxe sensé,
Voici mon unicité dans la diversité de mon être disparate.
Le Comte de Sabatha
