
Le discernement du bien et du mal s’ancre dans une cosmogonie de lois universelles. Ces notions servent l’incommensurable dessein de la volonté divine.
Sur Terre, au sein de Malkuth, nos actes, jugés bons ou mauvais par les hommes, ne sont que le reflet de nos fragilités, de nos défaillances, de nos craintes et de nos bornes.
Nos gestes ne sont pas les véritables échos du bien et du mal cosmiques, ces flux vitaux qui soutiennent la vie terrestre. Ils constituent les deux forces par lesquelles le Divin exécute Sa volonté souveraine dans Sa création.
Ce que les mortels qualifient de mal peut engendrer un bien supérieur, et réciproquement.
Notre discernement entre bienfait et préjudice est nuancé. Le mal pour l’un peut se transformer en bien pour l’autre, et inversement. Quelle est alors la véritable essence du bien et du mal?
Ils sont les deux facettes de l’amour divin (Dieu) dans une sphère COSMIQUE.
Encore, nos vilenies, nos forfaits, notre manque de respect découlent de nos terreurs et non du mal COSMIQUE en lui-même.
Ce qui est condamnable dans une société peut être louable dans une autre; ce qui est bénéfique en une ère peut se muer en fléau dans une suivante.
Ainsi, notre perception du mal est tributaire de nos croyances, de notre éducation, de notre culture et de notre époque.
Les codes pénaux régissent les conduites citoyennes non pas pour énoncer la vraie nature du bien et du mal, mais pour orchestrer les sociétés. Ils ne sont pas le miroir des lois cosmiques.
Le bien et le mal, dans leur quête ultime, aspirent à l’évolution de toutes les sphères de la création.
La sublimation de l’amour transcende ces deux principes.
L’absence d’amour pousse l’homme à errer entre ces deux extrémités, sans jamais retrouver la juste voie.
L’unification du Bien et du Mal, tel que les maîtres anciens le professent, est ce qu’on nomme : LE GRAND ŒUVRE.
Le bien ne saurait exister sans la vigueur du mal; le mal est veuf sans le bien. Seule la transcendance subsiste au-delà de leur dualité.
Le Comte de Sabatha
