
Extrait pertinent pour une discussion sur la page de Bilolo Congo concernant la révolution de la décolonisation mentale en cours en Haïti.
Prenons ce débat au sérieux et soyons honnêtes avec nous-mêmes et avec nos auditeurs dotés d’un esprit lucide et compréhensif.
Si nous luttons contre des individus en tant qu’ennemis ou colonisateurs, prétendant les décoloniser mentalement alors qu’ils étaient assujettis par l’influence du colonisateur, n’est-il pas contradictoire d’utiliser le français ? Cette langue, instrument du colonisateur pour nous opprimer, révèle-t-elle pas l’incapacité de Bilolo à se libérer des vestiges mentaux de la colonisation ?
Il est crucial de comprendre le lien intrinsèque entre la langue, la culture et la religion d’un pays.
Bilolo pourrait argumenter que le français est une langue comme les autres. Est-ce réellement insignifiant ? Une telle affirmation trahirait une méconnaissance des enjeux de la décolonisation mentale.
- Parler la langue d’un peuple, c’est se connecter à son psychisme collectif et émotionnel, ainsi qu’à sa divinité. Comment peut-on alors parler de décolonisation mentale ?
- Utiliser la langue d’un peuple, c’est aussi invoquer son âme, ce qui influence inconsciemment notre manière de parler, de penser et d’agir.
Nul besoin de me croire sur parole, mais une étude approfondie de la psychologie de la communication révélera que pour entreprendre une telle mission, il faut des compétences diverses et s’entourer de personnes à l’esprit affûté.
Poursuivons.
Les deux plus évidents héritages du colonisateur dans un pays sont :
- Sa religion.
- Sa langue.
À présent, si Bilolo Congo refuse de parler français, ne paraîtrait-il pas ridicule ? Cela signifie-t-il que même le prêcheur de la décolonisation porte en lui l’empreinte indélébile du colonisateur, à savoir le français ?
Regardons le Mali, comment a-t-il œuvré à libérer son peuple de l’emprise française ?
- Il a supprimé le franc CFA, monnaie héritée de la colonisation, de son système monétaire.
- Il promeut sa langue maternelle.
Bilolo, qu’as-tu à répondre à cela ?
Le Comte de Sabatha
